L’appel à la paix de l’archevêque de Bangui

lundi 9 décembre 2013

Il est l’un des hommes le plus respectés du pays, toutes confessions confondues. Chaque jour, Mgr Dieudonné Nzapalainga, le jeune archevêque de Bangui (il a 46 ans), vient rendre visite aux quelque 2000 réfugiés qui se terrent dans la paroisse Saint-Paul, dans la capitale centrafricaine. Chaque jour, il sillonne la ville à la rencontre de "ses" troupes, pour les exhorter à ne pas répondre à la violence par la violence.

Fils de petits paysans de l’est de la Centrafrique, où musulmans et chrétiens vivent ensemble depuis des générations, l’homme parle avec des mots simples et célèbre la messe en sango, la langue du peuple.

Et, inlassablement, que ce soit à ses fidèles, ou aux auditeurs de Radio France Internationale, aux téléspectateurs de BFMTV il répète qu’il condamne toute "récupération politique" : "Tous les chrétiens ne sont pas des anti-balaka (miliciens chrétiens) et tous les musulmans ne sont pas des Séléka", martèle l’homme d’Eglise.

Dimanche 8 décembre après la messe, l’archevêque de Bangui, au micro de i-télé, a demandé aux chrétiens de "prôner la paix, de prôner le pardon et de ne pas se retrouver entraînés dans le cycle de vengeance". Il a conclu en invitant tout le monde " à garder le calme."

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