Rome, 23 novembre 2014 : hommage au père Marie-Benoît


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En ce bel après-midi d’automne, doux et ensoleillé, du dimanche 23 novembre 2014 à Rome, à la Curie Générale des Capucins, une cérémonie exceptionnelle a réuni une délégation de la Fondation américaine Internationale Raoul Wallenberg, des membres de la Communauté Juive de Rome, et de nombreux Frères de la Curie autour de notre Ministre Général Mauro Johri et de ses Conseillers.
La fondation Raoul Wallenberg désirait apposer sur le mur extérieur de la Curie, une plaque rappelant à tous les passants de la Via Piemonte, les nombreux faits et gestes du frère Marie Benoît Peteul en faveur des Juifs durant la guerre, pour les soustraire à la persécution nazie. Le frère Marie Benoît enseignait alors à proximité, via Sicilia, dans notre ancien collège international aujourd’hui disparu.
Profitant des rayons d’un soleil déclinant, le Frère Pio Murat et moi-même qui représentions les frères capucins de la Province de France, nous nous sommes prêtés à un petit interview d’une journaliste et d’un photographe au sujet des souvenirs marquants que nous gardions du frère Marie Benoît.

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Accueillis à 16 heures dans le cloître par le frère Mauro, autour d’un portrait au fusain du F. Marie Benoît (œuvre de notre frère Pio Murat) et d’un acte de reconnaissance de la communauté juive de Rome, nous avons écouté les raisons qui ont amené la Fondation Wallenberg à manifester sa gratitude à notre maison générale, et à honorer à travers le F. Marie Benoît, les frères capucins qui ont contribué à sauver bien des juifs dans cette période troublée.

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Après ce temps d’accueil mutuel et d’évocation historique, nous sommes tous sortis à l’extérieur pour découvrir la plaque souvenir. Par cette plaque en anglais, fixée près de la porte principale de la Curie, notre maison générale reçoit le titre de « House of Life », (Maison de Vie), ayant abrité plusieurs années « un Juste » qui, par son action courageuse, persévérante et discrète, a sauvé de la mort plusieurs milliers d’hommes, femmes et enfants, coupables simplement d’être Juifs.
Nous sommes ensuite descendus au sous-sol du couvent, dans la grande salle de conférences, pour visionner une petite vidéo faisant état des étapes de la vie capucine du F. Marie Benoît et nous montrant des lettres, fac-similés et documents en témoignage de l’action cachée du frère pour sauver des vies humaines. Nous avons aussi revu ces jours où Marie Benoît manifestait avec des rabbins et la communauté juive de Paris ; ces jours aussi, où il reçut la légion d’honneur à Boissonade en présence de ses amis : le rabbin Kaplan et l’ambassadeur d’Israël, et les dernières photos de sa vie paisible au couvent de Paris et dans le jardin du Luxembourg.
Nous avons achevé ce temps de mémoire et de gratitude dans le cloître, autour d’un verre d’amitié et d’excellentes douceurs. Un photographe du journal italien l’Avvenire a su immortaliser les sentiments de foi et de fraternité qui ont caractérisé nos échanges, entre les représentants de la fondation Wallenberg, la communauté juive de Rome et les frères de la Curie ou de passage.
Frère Gilles Rivière – Blois