funérailles de F. Eugène Merlet

Le 11 juillet 2013 au soir
le frère Eugène MERLET
a rejoint la compagnie des musiciens du ciel
âgé de 88 ans.

Ses obsèques seront célébrées le mardi 16 juillet, à 10 heures
en la chapelle de Notre-Dame de Paix, 32 rue Boissonade, à Paris 14ème.
Il sera inhumé au caveau conventuel du cimetière Montparnasse.

JPEG - 16 ko

Né le 22 juin 1925 à Pleugueneuc (Ille-et-Vilaine), Eugène Merlet, après être passé au petit séminaire des capucins de Dinard, puis d’Angers, est entré au noviciat du Mans le 5 août 1945 sous le nom de frère Pierre. Il y fait profession le 15 août 1946 et poursuit sa formation à Tours où il émet ses vœux perpétuels le 8.09.1949. Stoppé par la tuberculose, il est soigné au Plateau d’Assy où naît sa vocation de « prêtre musicien » au contact de Maurice Duruflé, compositeur et organiste. Après avoir achevé ses études à Blois, puis à Paris, il est ordonné prêtre le 15 décembre 1953, et s’oriente vers un ministère dans le monde musical suite à des cours suivis au Conservatoire de musique de Paris et aux cours d’orgue donnés par Mme Duruflé. La Province lui installe un piano et un petit orgue à la rue Boissonade où des jeunes musiciens viennent le rencontrer et s’exercer. F. Pierre cherche alors à répondre aux problèmes des jeunes musiciens et les aide à se lancer. C’est la création de Pro Musicis en 1965 dont il fut longtemps le secrétaire général. Ce réseau d’échanges permit aux jeunes musiciens français de se faire connaître au-delà des frontières et aux jeunes musiciens étrangers de se faire connaître en France, en Italie, aux USA et jusqu’au Japon. En 1969, il ouvre aux États-Unis un comité américain qui soutient l’ensemble de son réseau et organise après chaque concert public deux « concerts de partage » donnés à titre gracieux chez des malades, des handicapés, des prisonniers.
En 2006, il peine à assumer ses allers retours en France et aux USA et cherche à élargir son activité à une Association « Art et Paix » fondée au Château de Valesne près de Tours. En 2011, sa santé l’oblige à rejoindre brièvement l’infirmerie d’Angers, puis la Résidence Catherine Labouré dans Paris 12ème. Jusqu’à son dernier jour, il a été habité par le souci de l’association Pro Musicis qui aura été l’œuvre de sa vie pour laquelle il a bénéficié du soutien de bien des amis et de généreux mécènes. Hospitalisé le 10 juillet à l’hôpital Saint-Antoine, il y décède au soir du 11 juillet 2013, après une dernière visite du frère Provincial.