obsèques de frère Alphonse Dethier

Le 24 juin 2014
le frère Alphonse DETHIER
est passé à la Vie en plénitude à Verviers, âgé de 92 ans.
La célébration des funérailles, suivie de l’inhumation au cimetière de Banneux
aura lieu samedi 28 juin 2014 à 11 heures
à la chapelle Saint-François du sanctuaire marial de Banneux.

Né le 9 juillet 1922 à Battice (province de Liège, près de Verviers) Alphonse Dethier, après l’école primaire de Bruyères, entre à 11 ans au Collège des Capucins de Tournai, puis entre au noviciat de Mons le 15 septembre 1939 sous le nom de frère Geoffroy ; il fut interrompu le 10 mai 1940 pour rejoindre l’armée en France. Arrêté par les Allemands et vu son jeune âge, il peut continuer le noviciat et émettre ses premiers vœux le 17 septembre 1940. Puis ce sont sept années à Ciney pour la philosophie et la théologie. Il est ordonné prêtre à Izegem le 2 février 1947 par un évêque capucin venu du Pakistan.
Il rejoint la communauté de Tournai où il est nommé professeur puis directeur du Collège en 1950 ; il y sera un éducateur et un pédagogue totalement dévoué à l’accompagnement spirituel des élèves. Il dut se battre pendant 25 ans pour maintenir le petit collège de l’après-guerre au meilleur niveau et l’adapter à l’évolution de l’enseignement secondaire jusqu’à la fusion avec le grand Collège Notre-Dame.
C’est en 1973 que frère Alphonse retrouve sa région d’origine à Ayrifagne pour l’animation de retraites avec l’équipe de l’Accueil Saint-François qui s’adresse principalement aux jeunes de l’enseignement secondaire. Et c’est toujours avec énergie et créativité qu’il affrontera tous les obstacles. À partir de 1973, les frères lui ont confié la responsabilité des jeunes frères en formation pour la vie capucine et pendant une douzaine d’années il a assumé la charge de ministre provincial de la Province wallonne des Capucins (1979 à 1993), puis de régional de Wallonie et de vicaire provincial de la Province de Strasbourg-Wallonie. Il a également pris en charge la petite paroisse de Geffontaine pendant une quinzaine d’années. Puis au début des années 2000, il participa à la mise en chantier de nouveaux bâtiments pour la fraternité capucine et l’Accueil St François, animés et gérés depuis 1990 par sa nièce Marie-Thérèse et son mari Pierre Debey.
Depuis quelques années, sa vue faiblissait et il sut utiliser toutes les techniques (loupe lumineuse, ordinateur portable) pour participer à la prière et à la réflexion de la fraternité. Jusqu’au bout il a mérité l’inscription de la carte d’honneur qui récompensait au collège les heureux récipiendaires : « À cœur vaillant rien d’impossible ! »