Être franciscain, c’est savoir accueillir dans un même cœur une joie profonde et une grande vénération. Le week-end dernier, notre famille franciscaine, venue de tout Paris, s’est réunie pour commémorer le 800ᵉ anniversaire du Transitus de notre séraphique Père, saint François.  À l’église Saint-Germain-l’Auxerrois, près de 500 franciscains se sont retrouvés dans une atmosphère de joie et de communion fraternelle. La veillée a commencé par une mise en scène touchante : deux enfants interrogeaient l’assemblée sur les raisons de célébrer la mort de quelqu’un. À travers leurs questions simples et sincères, la vie de François s’est dévoilée, accompagnée de magnifiques tableaux artistiques projetés sur un écran. Ce moment nous a rappelé l’importance d’accueillir Dieu avec la simplicité et la confiance d’un enfant.

Dans la pénombre de l’église, la lecture de la Passion selon saint Jean nous a conduits à contempler François accueillant « Sœur la Mort » sans crainte, comme le passage vers le Dieu qu’il aimait profondément. L’un des moments les plus émouvants fut celui où les frères Elvin et Joseph portèrent jusqu’à l’autel la relique du manteau original de saint François. À leur passage, les bougies illuminèrent progressivement l’église. De nombreux fidèles, découvrant cette relique, se sont agenouillés pour prier, certains les larmes aux yeux. La ferveur était si grande que nous avons attendu près d’une heure après la fin de la veillée avant de fermer les portes, afin de permettre à chacun de se recueillir.

Cette grâce a également conduit de nombreux fidèles à demander le sacrement de la réconciliation. L’appel du Crucifix de Saint-Damien  « Répare mon Église ! »  semblait toucher profondément les cœurs et susciter un véritable renouveau spirituel.

Le dimanche, notre fraternité capucine de la rue Boissonade a exceptionnellement suspendu sa messe habituelle afin que tous puissent participer à la célébration solennelle à Notre-Dame de Paris, présidée par l’archevêque Laurent Ulrich. Les chants et l’homélie nous ont rappelé que réparer l’Église signifie se tenir aux côtés des pauvres et des personnes marginalisées, et devenir de véritables artisans de paix.

En reprenant nos activités quotidiennes et nos études, gardons vivante la joie de ce week-end. Puissions-nous demeurer des frères mineurs, joyeux et profondément enracinés dans l’Évangile.

Que le Seigneur nous donne la paix !

Fr. Joseph