A l’occasion de la récente édition de l’Itinéraire de l’esprit jusqu’en Dieu, (édition Vrin, coll. « Translatio/Philosophies médiévales », Paris, 2019), les Amis de la Bibliothèque organisent une table-ronde avec les deux artisans de cette édition Laure Solignac, qui a écrit l’introduction, et André Ménard, capucin, qui a traduit le texte latin.

Pourquoi une nouvelle présentation de cette oeuvre-phare de Bonaventure ?
… Offrir un nouvel accès à un classique qui a influencé bien des oeuvres postérieures de spiritualité…
… Inviter à faire le tour de l’Itinéraire de l’esprit jusqu’en Dieu, à le lire jusqu’au bout, à se laisser conduire sur ce chemin de vie spirituelle, à expérimenter combien le
Docteur séraphique a concentré en ce petit ouvrage une profusion de joie.

Composé sur le mont Alverne en 1259, l’Itinéraire de l’esprit jusqu’en Dieu est un livre étonnant : relativement court, il possède l’envergure d’une somme; mystique dans sa finalité, il n’est guère compréhensible que par des philosophes, ou des théologiens philosophes; fruit de la méditation d’un « pauvre dans le désert », il se déploie dans la profusion des créatures et des savoirs; structuré selon le modèle du séraphin crucifié, il a pour tonalité principale la joie. Enfin, il s’agit aujourd’hui de l’ouvrage le plus célèbre et le plus lu de saint Bonaventure, avec le Breviloquium, alors qu’il est l’un des plus difficiles à lire. Ce texte énigmatique mérite pourtant bien son nom d’itinéraire, avec la fonction introductive que cela implique. Il suffit, à l’invitation de Bonaventure, de se « laisser conduire par la main ».

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