
« Mentem illuminare et cor inflammare »
Éclairer l’esprit et enflammer le cœur
L’Ordre des Frères Mineurs Capucins se prépare à vivre un moment historique : en 2028, nous célébrerons les 500 ans de la Réforme capucine, née avec la bulle Religionis Zelus du pape Clément VII (1528). Cet anniversaire n’est pas seulement une date à marquer d’une pierre blanche, mais une véritable invitation à un renouveau spirituel, personnel et communautaire, fidèle à notre charisme franciscain.
Comme l’écrivait le ministre général, frère Roberto Genuin, il ne s’agit pas d’un retour nostalgique vers le passé, mais d’un chemin à poursuivre avec « une ferveur renouvelée et le désir de continuer à témoigner au monde de la beauté de notre charisme ».
[…] Ils s’évertueront à se laisser embraser comme des Séraphins du feu de l’amour divin de telle sorte qu’étant eux-mêmes brûlants, ils puissent réchauffer les cœurs (Constitutions de Ste Euphémie, 120).


Illuminer et enflammer
Le parcours vers ce jubilé se place sous la devise mentem illuminare et cor inflammare : éclairer l’esprit, en nous souvenant de qui nous sommes et des fondements de notre style de vie, enflammer le cœur, en vivant avec intensité et joie notre identité capucine. Cette démarche, enracinée dans les Constitutions de 1536, invite tous les frères à revenir aux sources : la prière, la fraternité et la mission.
Des thèmes tels que la vie de pénitence, le silence, la prière mentale, la contemplation, entre autres, ne sont pas seulement des thèmes du passé, mais aussi des nécessités du présent. (Fr. Roberto Genuin, Ministre général OFMCap. Rome, le 13 août 2025, Mémoire du Bx Marc d’Aviano)

Un retour aux sources pour aujourd’hui
Les premiers Capucins ont trouvé leur force dans une vie de prière, de pénitence, de fraternité simple, de travail manuel et de service des pauvres par le ministère de la miséricorde et la prédication. Ces traits demeurent d’une actualité brûlante pour notre époque. Le cinquième centenaire est l’occasion de redécouvrir ces fondamentaux, de les incarner dans nos contextes culturels et de les rendre visibles et crédibles pour le monde d’aujourd’hui.
Que ce chemin vers 2028 nous aide à raviver la flamme de notre vocation et à continuer de marcher, à la suite de saint François, dans la joie de l’Évangile.

